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Au lendemain de la dissolution du Parlement, le président tunisien Kaïs Saïed a déclaré le jeudi 31 mars 2022, lors d'une réunion avec la Première ministre Najla Bouden, que des élections législatives ne pourraient pas se tenir dans un délai de trois mois.

À part quelques réactions de députés et d’ONG, la dissolution de l’Assemblée par Kaïs Saïed fait peu de remous dans l’opinion publique tunisienne. Le Parti destourien libre (PDL), parti d'opposition qui, selon les sondages, serait majoritaire au Parlement si des élections étaient organisées, a exhorté le Président Tunisien à convoquer des élections anticipées après la dissolution du Parlement.

Abir Moussi, présidente du PDL et soutien de l'ancien président Zine el Abidine Ben Ali, a estimé que Kaïs Saïed n'avait pas d'autre choix, selon la Constitution, et devrait convoquer des élections dans un délai de trois mois.

Le président tunisien a précédemment indiqué qu'il formerait un comité chargé de travailler à une nouvelle Constitution, qu'il soumettrait à un référendum en juillet avant d'organiser des élections législatives en décembre.

Onze ans après sa révolution, la Tunisie, qui a suscité de nombreux espoirs démocratiques dans le monde arabe, semble déchanter et renouer avec le pouvoir d’un seul homme. Et en huit mois, le Président Kaïs Saïed a renforcé son emprise à la tête de l’Etat tunisien. Lui qui dispose des pleins pouvoirs a fait tomber quasiment tous les contre-pouvoirs. Par ailleurs, les États-Unis se sont dits jeudi « profondément préoccupés » par la décision du président tunisien de dissoudre le Parlement, en appelant à un retour rapide à un « gouvernement constitutionnel ».

 

Bamba Doukary

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