MANIFESTATION A AGADEZ POUR DEMANDER LE DEPART DES TROUPES AMERICAINES

À Agadez, au Niger, une manifestation a eu lieu demandant le départ des soldats américains de la base militaire de la ville. Cette manifestation, organisée par des organisations de la société civile, a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Les États-Unis ont récemment accepté de retirer leurs plus de 1 000 soldats opérant dans le pays, suite à la décision des autorités de Niamey de mettre fin aux accords de coopération militaire avec Washington.

Les manifestants considèrent le départ annoncé des troupes américaines comme une victoire. Sur la place citoyenne d’Agadez, des banderoles proclamaient : « Ici c’est Agadez, pas Washington. Armées US partez ». Des discours de joie ont été prononcés sur une estrade devant les notables locaux.

Silimane Ibrahim, troisième vice-président du comité régional de soutien aux autorités, a exprimé sa satisfaction : « Depuis douze ans, ils sont là, nous n’avons vu aucune réalisation apportée à la population locale ! Même un forage ou une école ou bien un truc qui permettrait à la région d’Agadez de se développer. Donc, nous, nous voulons leur départ vraiment rapidement. La sécurité de notre pays, ce sont les fils du Niger qui doivent l’assurer, pas un pays étranger, et ce ne sont pas seulement les Américains, ce sont tous les pays étrangers. Nous, nous ne voulons pas de présence militaire étrangère sur notre sol. Nous, nous voulons des partenariats économiques, plus économiques que militaires ».

La manifestation a également été marquée par la présence de drapeaux maliens et burkinabés, en soutien à l’Alliance des États du Sahel, créée par le régime militaire au pouvoir. Des drapeaux russes étaient également visibles.

Les autorités américaines doivent effectuer une visite dans les prochains jours pour finaliser le plan de retrait. Cette décision intervient alors que le Niger a récemment accueilli du matériel militaire et des instructeurs russes, signe d’un rapprochement avec la Russie ainsi qu’avec le Mali et le Burkina Faso depuis le changement de régime à Niamey.

Alfred ZORO-BI

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